– Des nouveaux vers dans nos fruits.

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Après le carpocapse des pommes, des poires et des noix :

La chenille de ce papillon est la plus redoutée des ravageurs de nos pommes et poires.

A retenir :

Une femelle peut pondre 50 à 80 œufs et il y a 2 à 3 générations par an.

 

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Le papillon : Cydia Pomonella.

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La chenille

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Attaque sur jeune fruit.

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Dégât occasionné à l’intérieur d’une pomme.

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Après le carpocapse des prunes :

 Le carpocapse des prunes s’attaque aux fruits de plusieurs arbres ou arbustes du genre Prunus, dont la prune, quetsche, mirabelle, le prunellier et plus rarement au pêcher et à l’abricotier

A retenir :

Une femelle peut pondre 45 œufs en moyenne et il y a  dans notre région 2  générations par an (3 dans le sud).

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Le papillon : Cydia funebrana.

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La chenille

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Pénétration récente dans jeune fruit.

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Dégât occasionné à l’intérieur d’une prune par la deuxième génération.

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Après la mouche de la cerise

Comme tous les arbres fruitiers, le cerisier est menacé par un grand nombre d’ennemis (insectes et oiseaux). Mais la mouche de la cerise est le plus important ravageur des cultures de cerises, non parce qu’une attaque affaiblit l’arbre ou réduit les rendements, mais à cause des impératifs du commerce, les consommateurs refusant la présence des asticots dans les fruits.

A retenir :

Une mouche est capable de pondre 50 à 80 œufs,à raison d’un œuf par cerise, placé sous la peau.  Il y a qu’une seule  génération par an.

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La mouche de la cerise.

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Les larves de la mouche de la cerise.

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La larve quitte le fruit.

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Des cerises attaquées, pourrissant facilement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Résultat, la monilia va s’installer.

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 Après les Hoplocampes

Il y a 4 sortes de petites guêpes, hoplocampe des pommes,  hoplocampe des poires, hoplocampe jaunes des prunes et le petit hoplocampe des prunes, dont les larves peuvent causer de réels dégâts en cas de faibles récoltes.

Les premiers adultes émergents au printemps à partir d’avril dès le stade bouton rose. Attirés par la couleur blanche des fleurs, ils viennent butiner par beau temps. Les femelles déposent les œufs sous les sépales des fleurs

A retenir :

Une femelle est capable de pondre 30 œufs,  Il y a qu’une seule  génération par an, mais le cycle peut s’étendre sur 2 an.

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La larve.

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Les dégâts primaires.

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Dégâts secondaires sur poires.

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Dégâts secondaires sur pommes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Après la mouche du brou de la noix

Les dégâts s’étendent,  s’intensifient dans nos région et on parle déjà de 70 à 80 % de pertes de noix.  Cette mouche qui nous vient du sud-ouest des USA, où elle est un véritable fléau.

A retenir :

Une femelle est capable de pondre 300 à 400 œufs (un quinzaine d’œufs par noix et par mouche,  Il y a qu’une seule  génération par an.

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La mouche du brou de la noix.

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La larve.

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En action

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Résultat, le jus de macération a pénétrer et souillé le cerneau de la noix.

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Voila quelques ravageurs de nos fruits, mais c’est pas fini. 

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Maintenant, vous prenez l’ensemble de ces ravageurs et vous les multipliez par plusieurs millions pour avoir une idée du nouveau fléau, qui arrive dans notre région. 

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Drosophila suzukii

Drosophila suzukii est un ravageur originaire d’Asie, qui connaît depuis 2008 une progression spectaculaire de son aire de répartition. Identifié en France officiellement en 2010, il cause des dégâts très importants sur de nombreuses espèces fruitières, notamment sur cerises et petits fruits rouges (fraises, framboises, mûres, myrtilles). Ses caractéristiques, sa polyphagie, sa capacité de reproduction rapide et sa mobilité – en font un ravageur au fort potentiel de nuisibilité, contre lequel aucune méthode de contrôle n’a encore été suffisamment expérimentée pour permettre de divulguer une stratégie de protection sûre. Des travaux sont en cours en France et dans de nombreux pays touchés par Drosophila suzukii, qui complètent les connaissances sur la biologie, le comportement du ravageur et laissent entrevoir des perspectives de protection.

A retenir :

Une femelle est capable de pondre 300 à 400 œufs,  Il y a 5 à 13  générations par année.

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Cycle de vie

Drosophila suzukii a la particularité d’avoir un cycle biologique court ce qui lui permet d’avoir jusqu’à 13 générations par an. La femelle utilise son ovipositeur pour perforer l’épiderme du fruit et dépose un œuf. Les œufs de D. suzukii éclosent au bout de 1 à 3 jours. Ensuite, 3 stades larvaires se succèdent pendant 3 à 13 jours. A la fi n du dernier stade larvaire, la pupaison s’effectue pour une durée de 3 à 15 jours (cf. figure 1). La pupe peut être formée à l’intérieur ou à l’extérieur du fruit. Une fois l’adulte prêt à émerger, il déchire la pupe pour se libérer. Cette capacité de reproduction rapide due à la durée réduite du cycle biologique de D. suzukii lui procure un fort potentiel de dispersion dans une courte durée. De plus, cette espèce de drosophile est assez mobile localement : elle aurait la capacité de parcourir plusieurs kilomètres. La durée du cycle de D. suzukii peut être très variable en fonction de la température. Sa température optimale de développement est d’environ 25 °C. Un individu adulte a une durée de vie de 3 à 9 semaines, bien qu’il puisse vivre plus beaucoup longtemps en période hivernale. Les femelles peuvent pondre 1 à 4 jours après leur émergence. Elles pondent 7 à 16 œufs par jour à raison de 1 à 3 œufs par fruit. Une femelle pondrait en moyenne 380 œufs durant sa vie et  elle produit en un mois 100 000 000  femelles.

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Source Ctifl .

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Biologie :

Les femelles seraient fécondées avant la période hivernale, et passeraient l’hiver sous forme adulte dans divers refuges (zones abritées, bois, bosquets…). Les niveaux de population au début du printemps semblent être liés aux conditions climatiques au cours de l’hiver : plusieurs jours voire des semaines de froid intense, semblent efficaces pour faire baisser les niveaux de population. Les premières pontes ont lieu au printemps, dès l’apparition des premiers fruits. Les populations de cette drosophile fluctuent en fonction des régions et des espèces végétales hôtes présentes. Le niveau global des populations augmente très fortement jusqu’à l’automne avec des fluctuations au cours de l’été dues aux conditions climatiques. En conditions sèches, les captures semblent diminuer fortement, mais il n’est pas possible actuellement de savoir si c’est le niveau de population qui chute ou s’il s’agit seulement d’une période où l’insecte se déplace moins et est donc moins capturé. La pression de l’insecte est très liée à l’environnement de la parcelle. Sa répartition au sein d’une petite région et au sein de la parcelle n’est pas homogène ni régulière dans l’espace et dans le temps, ce qui rend la protection très difficile. La présence de plantes sauvages, comme les mûres ou le sureau dans l’environnement des parcelles en production, favorise le développement de l’insecte.

  • Active entre + 3° et + 30°.
  • Après plusieurs jours au-dessus de  30° C, les mâles deviennent stériles.
  • En dessous de 1,6° C, pendant 3 jours, les larves devraient être détruites. (Pour l’instant)
  • Les adultes vivent de 6 à 9 semaines suivant la température moyenne.
  • Peut voler sur plus de 2 km.
  • Hiverne en tant qu’adulte (principalement femelles fécondées), dans le sol. (Ou peut être même sous l’écorce? )

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Plantes-hôtes

La drosophile du cerisier peut attaquer la plupart des espèces de fruits à chair tendre (myrtilles, framboises, mûres, fraises, cerises, raisins, pêches, prunes, kiwis) et de nombreux fruits sauvages (cerises et mûres sauvages, cornouilles, vigne vierge, solanacées, caprifoliacées, rosacées comme le cynorrhodon etc.). Les cerises et le sureau semblent être leurs plantes-hôtes préférées. Si et jusqu’à quel point le raisin est menacé n’est pas encore clair: Il y a très peu de dégâts sur vigne en Amérique , ( Ils doivent mettre la dose), tandis que des pertes importantes ont été annoncées en Italie. Il est probable que les cépages et le climat de l’automne jouent un rôle décisif. Si la peau du fruit est endommagée, la drosophile du cerisier peut aussi attaquer les pommes, les poires et les tomates.

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Dissémination en Europe

Des dégâts importants sont, d’ores et déjà, signalés à grande échelle en Suisse et en Allemagne à cause de l’été humide. Cette drosophile est sont très mobile et peut parcourir d’elle-même plusieurs kilomètres, mais le déplacement passif avec des récoltes de fruits attaqués joue probablement un plus grand rôle. Depuis son arrivée en Espagne en 2008, la drosophile du cerisier s’est répandue vers le nord à la vitesse d’environ 1400 kilomètres par année. Elle envahit aussi souvent les régions élevées jusqu’à une altitude de 1550 mètres. La drosophile du cerisier s’est aussi introduite en Amérique du Nord en 2008, et elle s’y développe de manière tout aussi dramatique.

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Symptômes et dégâts sur fruits

Drosophila suzukii présente la particularité de pouvoir infester des fruits encore sur la plante et ne présentant pas de blessure, avant la récolte. Lors de la ponte, une petite marque difficilement visible à l’œil nu apparaît à la surface
du fruit, correspondant à l’incision faite par l’ovipositeur.
Dès leur éclosion, les larves commencent à se nourrir de la pulpe des fruits, provoquant son affaissement et souvent une dépression au niveau de l’épiderme. Il peut y avoir un ou plusieurs asticots par fruit. À un stade avancé des dégâts, la chair du fruit est dégradée et plus ou moins oxydée (de couleur marron) et le fruit pue et donnent rapidement un goût de vinaigre.

La blessure engendrée par la ponte est également une porte d’entrée pour d’éventuelles bactéries et champignons qui peuvent se développer sur les fruits attaqués et contaminer les fruits sains à proximité.

Les dégâts sont observés avant, pendant ou après la récolte.

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Dégâts très important sur tous les fruits, à l’exception de la pomme (Pour l’instant?)

En pondant directement dans les fruits sains et a maturités, Drosophila suzukii provoque une perte importante  ou totale  des fruits, et une dégradation de la qualité de la récolte. Le développement de la larve dans le fruit induit un affaissement local de la chair. Les fruits rosés et rouges peuvent être atteints. Les dégâts peuvent apparaître dès les premières fraises proches de la maturité. Les variétés remontantes sont particulièrement concernées, mais les fraises précoces le sont aussi ! Les cultures les plus touchées en plus de la fraise sont en particulier la cerise, la vigne, la framboise, la tomate et les autres petits fruits rouges. Mais également la quetsche, la mirabelle, la poire, l’abricot, la pêche, la figue,…. Des espèces sauvages telles que les baies sont aussi concernées, notamment dans les haies : sureau, mûre, arbouse, cornouiller sanguin, myrtille,…  Même les tomates, aubergines et poivrons sont attaqués.

 

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Dégâts sur mes quetsches blanches de Létricourt.

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Détection et suivi de drosophila suzukii

La corrélation entre les niveaux de piégeage réalisés sur une parcelle et les dégâts n’a pas été mise en évidence. De plus, le piégeage ne permet pas d’anticiper l’apparition des premiers dégâts. Néanmoins, la pose de pièges dans les parcelles de production, associée à des observations régulières des fruits permettent de détecter le redémarrage du vol et de déclencher si nécessaire la mise en œuvre de moyens de protection. Le piégeage est une technique peu coûteuse et facile à mettre en place.

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 Quel type de piège utiliser et comment le fabriquer ?

Différents types de pièges sont disponibles sur le marché : Mac Phail®, Maxitrap®, Probodelt®, Drosotrap®, etc.
Ils peuvent tous convenir pour le piégeage de surveillance de D. suzukii. Les pièges peuvent également être réalisés de façon artisanale à partir d’une simple bouteille en plastique. Pour cela, trois séries de 2 trous de 5 mm de diamètre, sont réalisées sur la moitié de la bouteille en plastique, à l’aide d’un clou chauffé. Une ficelle est disposée au niveau du goulot afin d’accrocher le piège.
L’avantage de ce piège de fabrication artisanale est de capturer moins de gros insectes qui « salissent » le mélange attractif, du fait de la dimension des trous d’entrée.

 

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Chauffer un clou de diamètre 4 mm, pour avoir un trou de 5 mm.

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Faire trois rangées de trous, tous les 4 à 5 cm.

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Voilà.

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Piège au vinaigre de cidre et eau pour Drosophiles suzukii.

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 Quel attractif utiliser ?

L‘attractif recommandé pour le suivi de D. suzukii est une solution constituée d’un volume d’eau, un volume de vinaigre de cidre, et un volume de vin rouge, à laquelle on ajoute une goutte de liquide vaisselle. Environ 300 ml de mélange doivent être disposés dans le piège. Le niveau de l’attractif doit être surveillé, car une évaporation due auvent et au soleil est possible.

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Comment installer le piège ?

Afin de maximiser les chances de capture, le piège doit être disposé dans la frondaison ou au niveau des fruits dans un endroit ombragé. Si D. suzukii a déjà été détectée dans la culture, le piège peut être installé dans celle-ci.

Dans le cas contraire, il est préférable d’installer le piège en dehors (extérieur du tunnel, haie proche du verger, etc.) afin de ne pas attirer et favoriser l’entrée de D. suzukii dans la culture.

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Éviter les pièges rouges dans les vergers

Il est préférable de ne pas installer de pièges rouges, proche du verger,  afin de ne pas attirer et favoriser l’entrée des scolytes dans la culture.

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   Comment relever les captures ?

Le contenu du piège est vidé une fois par semaine dans un flacon référencé. La solution attractive est alors remplacée. Il est préférable de conserver les insectes capturés dans le liquide, qui sera mis au frais en attendant son observation. Si l’on sait reconnaitre une drosophile, l’identification des mâles est possible à l’œil nu ou avec une loupe à faible grossissement par la détection de la tache noire spécifique à l’extrémité de chaque aile. L’identification des femelles, plus délicate, ne peut se faire qu’à l’aide d’une loupe binoculaire.

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La lutte avec les pièges

Principe d’action : les pièges doivent être plus attractifs que les fruits en production, afin de capturer et détruire le maximum de femelles reproductrices
Extérieur de la parcelle : en bordure des haies et bosquets (les baies sauvages sont des réservoirs potentiels).
But : Éviter l’immigration dans la parcelle.
Pourtour de la parcelle : 1 piège tous les 5 m (+ 2 – 3 pièges à l’intérieur de la parcelle, en cas de captures à l’intérieur)

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Avec insecticides : traitement chimique

Une lutte chimique n’est utile et autorisée que lorsqu’il y a présence de l’insecte dans la culture. Pour être efficace, elle doit être intégrée dans une stratégie comprenant d’autres méthodes.
Un traitement préventif est un gaspillage de temps et d’argent, qui va engendrer une rapide perte d’efficacité des produits.
Attention au cumul des matières actives (résidus sur les fruits), car on ne pourra plus respecter de délai d’utilisation avant récolte. (Car les fruits sont le plus vulnérables à maturité, juste avant la récolte)

En plus, des dommages pour l’environnement et les auxiliaires,  la lutte chimique n’est ni une méthode durable, ni efficace au vu de la rapidité de reproduction de l’insecte, car il faudrait traiter tout le temps.

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Un essai d’insecticide  avec une autorisation temporaire en bio (En Allemagne).

Comme vous pouvez le voir sur cette vidéo, (de la TV Allemagne), on fait des essais avec un insecticide Spintor, dans les vignes. (C’est un des derniers espoirs pour sauver la production de raisin, qui annonce déjà des pertes de 30 à 70 %, dans certains endroits. Mais cet insecticide est dangereux pour les abeilles et les vers de terre.

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 Protection par filets anti-insectes

Sur certaines cultures basses, des méthodes alternatives de protection par filets pourront être envisagées dans les parcelles où l’insecte n’est pas présent avant la mise en place du filet. La maille devra être adaptée en fonction du type de protection choisi.
Les études en laboratoire et en culture sur l’efficacité des filets insect-proof ont montré que la largeur de la maille du filet utilisé ne devait pas être supérieure à 1 mm.
La protection par filets anti-insectes est étudiée pour les cultures de fraise sous tunnel et framboise, et également sur cerisier, en protection mono-rang ou en parcelle entièrement protégée par des filets.
Les effets secondaires de ces filets (effets sur la pollinisation, climat à l’intérieur des « abris », les auxiliaires, etc.), sont à l’étude, ainsi que le coût des installations.

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 Autres pistes et recherches :

Il y a déjà énormément de connaissances fondamentales sur les drosophiles en général parce que de nombreux groupes de recherche travaillent avec différentes espèces de drosophiles utilisées comme organismes modèles. Des programmes de recherche sont en cours dans la plupart des pays d’Europe ainsi qu’en Amérique pour identifier les possibilités de maîtriser Drosophila suzukii. Ces programmes sont essentiellement focalisés sur les points suivants :

  • La surveillance, les prévisions et les seuils de tolérance.
  • La capacité de propagation des insectes et leur influence sur le paysage.
  • Le comportement des insectes dans le choix des plantes-hôtes et la possibilité de mettre des plantes-pièges autour des cultures.
  • L’hivernage et la tolérance au froid des drosophiles du cerisier.
  • Leurs antagonistes, agents pathogènes ou parasitoïdes.
  • Les substances odoriférantes comme les phéromones, les répulsifs et les attractants.
  • Loptimalisation des piégeages massifs (types de pièges, positionnement).
  • La clarification des questions en suspens au sujet du recours aux insecticides (choix des matières actives, moment des traitements, délais d’attente, résidus).
  • L‘efficacité des filets comme procédé d’exclusion.
  • La possibilité de faire des traitements après récolte (réfrigération) pour tuer les œufs et les larves.
  • D’autres perspectives de protection sont à l’étude comme la lutte autocide par lâchers de mâles stériles, traitements au froid à la récolte.
  • Une protection des cultures par des produits répulsifs peut être envisagée.
  • La recherche de prédateurs et parasitoïdes de D. suzukii est en cours.
  • Une protection mécanique des fruits par des argiles ou du talc est à l’étude, mais pas efficace et  présente l’inconvénient de laisser des marques blanches sur les fruits.
  • La sensibilité variétale des cerises et des fraises est à l’étude, mais il ne semble pas qu’il y ait des différences de sensibilité.

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Prophylaxie et Hygiène

Les mesures de  prophylaxie sont les plus importantes et doivent être mises en application pour freiner la progression rapide de ce fléau, qui nous concerne tous. (Arboriculteurs, viticulteurs, maraichers, amateur,…)

  •  Ramasser et éliminer tout ce qui reste de fruits et déchets de fruits dans la parcelle ! Ne pas composter directement, mais solariser (Dans un sac plastique bien fermé et exposé au moins 10 jours au soleil), cuire, congeler ou mettre dans une fosse à lisier.
  • Ne pas enfouir en terre : des essais ont montré que les larves pouvaient remonter à la surface.
  • Ne pas composter : même problème que l’enfouissement et offre un bon refuge pour l’hivernage.
  • Ne pas ramener à la déchèterie,  car on déplace le problème.

La difficulté sera de parvenir à mettre ces mesures en œuvre à une échelle Européenne, car si des pays, des producteurs ou des amateurs cultivant des jardins familiaux, ne les applique pas, c’est toute la zone Euro qui sera touchée et menacée. Ce qui est impossible à réaliser, pour freiner ce fléau.

 

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 La France victime de sont désintéressement pour la production fruitière.

Il y a trente ans, nous avions un centre de collecte de quetsches et de prunes, dans presque chaque village. Maintenant en 2014, il n’y avait plus aucun centre de collecte dans la région, car les transformateurs, font venir les fruits des pays de l’Est, pour deux centimes d’euros le kg. Notre production des vergers de nos campagnes reste sur les arbres ou au sol et va encore favoriser le développement de la Drosophila suzukii.

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Le doute pour l’avenir

Car ce fléau est une vrai catastrophe,  pour les arboriculteurs, les viticulteurs, les maraichers et les amateurs cultivant des jardins familiaux. Car beaucoup de questions reste encore sans réponses pour l’instant :

  • Est-ce que nous aurons des fruits et des légumes, qui seront traités jusqu’à  notre consommation?
  • Est-ce que un fruit attaqué et qui pue et donnent rapidement un goût de vinaigre, aura un incidence dans la fermentation des moûts ?  (Vin et distillation).
  • Est-ce qu’il faudra récolter nos fruits encore vert ?
  • Est que les futurs plantations seront sous des filets, et vont encore décourager un peu plus nos producteurs?
  • Est-ce que la récolte mécanique, ne pourra plus se faire, s’il y a des dégâts dans les parcelles ?

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Les dégâts dans mon verger et potager.

 

Ce fléau est bien arrivé en Lorraine et va se développer à une vitesse incroyable. En effet, une fois que l’on sait détecter le Drosophila suzukii, on comprend très vite, la catastrophe qui nous attend. Cette année déjà, il fallait contrôler chaque fruit avant la mise en fût, pour la distillation ou pour faire mon jus de raisin. (Beaucoup de temps en plus) Avec ce magnifique temps d’automne, j’ai pu récolter une cinquantaine de fraises, mais avec des larves sur 100 % des fruits.

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Les premiers signes, d’une attaque sur quetsche blanche.

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En ouvrant, on trouve les larves.

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Plus difficile à repérer sur la quetsche de couleur rosée, violacée et avec de la pruine.

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Drosophiles dans fraises

Les premiers signes, d’une attaque sur une petite fraise

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En ouvrant, on trouve les premières larves.

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Le mieux, c’est de sortir les larves, pour le comptage, car elles sont très rapides.

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dizaine de larves de drosophiles, dans une fraise

Une dizaine de larves dans une petite fraise, alors combien dans une grande fraise?

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Les premiers signes d’une attaque sur mes raisins de table.

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Des petits trous dans la peau du raisin.

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En appuyant légèrement, le jus sort par les trous.

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Une larve entrain de sortir du raisin.

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En ouvrant, un trouve les larves.

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contrôler chaque raisin avant la transformation en vin et en jus-

Même sur la grappe, après le nettoyage.

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Les fruits attaqués sont a sortir du verger au plus vite.

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Je vais fermer le sachet et mettre au soleil pour voir s’ils vont survivre.

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 L’inertie Française

En Allemagne, en Italie et en Suisse, où l’alerte a été donnée depuis plusieurs mois, « elle est combattue énergiquement.  Mais en France, par manque de moyens, c’est l’inertie…, regrette Christophe Brua. Alors que contre les espèces envahissantes, il faudrait une réactivité maximale ». À trop attendre, la situation risque de devenir incontrôlable.
Une drosophile parmi d’autres
À sur-réagir, on risque des dommages pour l’environnement et les auxiliaires, estiment en revanche les autorités Agricoles et sanitaires françaises.

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 Le silence des médias français ?

En Allemagne et en Suisse, où l’alerte a été donnée, sur plusieurs chaines TV, alors que chez nous, juste france 3 Alsace, parle de cette mouche de petite taille, mais capable de dévaster toute une récolte. La Drosophile suzukii venue du Japon est une nouvelle espèce invasive en France et fait déjà des ravages. Sa caractéristique : elle s’attaque aux fruits sains.

  • Est-ce qu’il ne faut pas descendre encore plus, le moral des français ?
  • Est-ce que ce fléau est mis de coté pour la campagne en 2017 ?
  • En Allemagne on parle de plusieurs millions d’Euros de perte, mais en France RAS ?

Comme on peut le voir sur la vidéo de France 3, les raisins attaqués sont laissés au sol et vont permettre aux Drosophiles de terminer leurs croissances et donner naissance aux nouvelles générations.

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Voici les vidéos, des chaines allemandes et suisses, ainsi que le reportage de France 3 Alsace:main-animee

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http://france3-regions.francetvinfo.fr/alsace/2014/09/18/la-drosophile-s-attaque-aux-vins-d-alsace-553792.html

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http://www.rts.ch/video/info/couleurs-locales/6148678-une-mouche-asiatique-seme-la-panique-dans-les-vignobles-romands.html

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http://www.rts.ch/video/info/journal-19h30/6136657-la-drosophila-suzukii-est-une-mouche-dangereuse-pour-l-agriculture.html

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Article dans le DNA

Voici l’article de M. Raymond Lehmann, moniteur de la fédération des arboriculteurs d’Alsace et rédacteur de la revue Fruits et abeilles. C’est également lui qui m’a envoyé quelques photos, pour réaliser cette page et ainsi sensibiliser les gens à ce nouveau fléau.

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C’est pas fini, après la coccinelle asiatique,

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Après le frelon asiatique,

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Après le Drosophila suzukii asiatique,

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Après la punaise diabolique,

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Ils nous aurons un jour, oui ils nous aurons un jour.

 

Super_suzukii_cartoon

 

 

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24 commentaires

24 réflexions au sujet de « – Des nouveaux vers dans nos fruits. »

    • Bonsoir Françoise,

      Pour les pommes et les poires, pas de problème et pour le reste, il y a toujours des solutions (Filets, ensachage,…) En plus, une année bien chaude, comme en 2015, n’a pas été favorable au développement du drosophile, car après plusieurs jours au-dessus de 30° C, les mâles deviennent stériles. (Pas de dégâts cette année) Une récolte 2015 exceptionnelle en quantité et en goût.

      Cordialement

      Serge

  1. Pour bien nettoyer le sol des fruits tombés, il est intéressant d’y laisser se promener quelques poules. A l’entrée de l’hiver, elles ne demandent pas mieux que des restes de fruits à la place des bestioles qui commencent à se faire rares… De plus, elles retournent la litière de feuilles, ce qui empêche la formation d’un matelas dense qui garde les champignons ou autres ravageurs bien au chaud et à l’humidité.

    • Bonsoir Annick,

      Le mieux, c’est toujours de ramasser et de sortir les fruits du verger, pour éviter les maladies et la prolifération des ravageurs. Mais c’est une bonne solution également, tu as raison.

      Cordialement

      Serge

  2. Bonjour et merci pour cet article… je n’était pas au courant… Nous avons commencer les plantation de petits fruits au jardin en 2014 (fraise, framboise, cassis, cerise, myrtille et quetsche) alors je vais faire très attention… mais il me semble que certaines de mes fraises ressemblaient à une des photos que vous montrez!!! il y a donc de forte chance que cette bestiole soit présente dans mon jardin!
    une question, les enfants mangent parfois les framboises sur le pied, y’a t’il un risque si il mangent un fruit « contaminé »?

    • Bonjour Blandine,

      Avec une année bien chaude, comme en 2015, n’a pas été favorable au développement du drosophile, car après plusieurs jours au-dessus de 30° C, les mâles deviennent stériles. (Pas de dégâts cette année)

      Pas de risque avec un fruit attaqué, mais il pue et donne rapidement un goût de vinaigre.

      Cordialement

      Serge

  3. Article très intéressant.
    On sait que l’ail éloigne les mouches. Je pensais donc à planter de l’ail aux pieds de mes fruitiers, qu’en pensez-vous?
    Je pense à l’ail des ours, qui est sauvage et naturelle, et que je trouve dans les bois. 🙂

    • Bonjour Gabriel,

      Utilisation de répulsifs : les répulsifs sont des produits ou extraits de plantes, que l’on pulvérise sur les fruits, ou que l’on plante à proximité, qui auraient comme effet de repousser la Drosophile ou de masquer les composés volatils qui attirent la Drosophile. En ce sens, il serait possible de prévenir la ponte de la Drosophile, dans les fruits. En France, des observations très récentes indiquent un effet répulsif possible de l’ail sur la Drosophile. Cependant, cet effet n’a pas été démontré scientifiquement, mais fera certainement l’objet d’essais au cours des années futures. Le problème, c’est que l’ail planté aux pieds des arbres, n’est pas assez fort pour protéger les fruits sur les arbres. Mais faire un essai, sur quelques années, ne coûte rien, à voir.

  4. Hello Serge

    J’ai vu sur le catalogue de graines Baumaux des couvercles spéciaux qui peuvent s’adapter sur des bocaux ordinaires pour faire des pièges à Suzuki.
    Les couvercles sont rouges et font 5 cm de diamètre ;on peut prendre un bocal transparent.Pensez vous que ces petites surfaces rouges vont aussi attirer les scolytes? Je pensais en suspendre dans les mirabelliers uniquement ,pas tout autour du terrain,il en faudrait trop.

    Merci.Pascale (de Metz)

    • Bonsoir Pascale,

      C’est de l’arnaque, car quand tu regardes leurs descriptions, ces pièges marchent pour tous les nuisibles, pour en vendre un maximum. Si c’était aussi simple, j’en mettrai des centaines, pour être tranquille. Tu vas en attraper, mais également en attirer plus. Il y a quelques années, j’ai utilisé des pièges à phéromone, contre les carpocapses, le résultat, c’est que j’en avais plus qu’avant. Depuis, je n’en utilise plus.

      Serge

      • C’est juste que je trouvais le système pratique ,le couvercle peut se mettre sur un pot à vis,en dessous il y a une entonnoir percé de trous.Pas d’appât aux phéromones,on met dans le bocal le mélange que vous conseillez.
        Ce qui m’inquiétait c’est que vous dites que le rouge attire les scolytes.Là ,seul le couvercle est rouge,diamètre 7cm environ.

        En ce qui concerne les phéromones pour le carpocapse,j’utilise un seul piège-tente à phéromone dans mon Golden du jardin derrière la maison,et c’est juste pour déterminer le moment idéal du traitement (une fois qu’on a une dizaine de carpocapses collés on commence le relevé et le cumul des températures pour savoir quand traiter)

        A ce propos avez-vous essayé le traitement au glucose+fructose?J’ai lu que cela diminuait considérablement les dégâts du carpocapse,mais je n’ai pas encore essayé.

        • Bonjour Pascale,

          Je n’utilise plus de phéromones pour déterminer le moment idéal, avec les avertissements agricoles et une surveillance sur les fruits, j’arrive à maitriser. Pour le traitement au glucose+fructose, je ne connais pas encore, mais avec des carpocapses qui montrent des résistances sur certains insecticides, chez plusieurs producteurs, alors je me pose des questions.

          Cordialement

          Serge

  5. Bonjour Serge,
    L’an dernier, ma récolte de framboises et de mûres à été complètement fichue à cause de ses petits vers blancs
    Grande débutante, je n’ai pas su quoi faire à part tout jeter. Puis j’ai lu sur le blog du « jardin de jenny » qu’il existait un piège (qui je pense correspond à ceux que vous citez plus haut).
    Or avec ce que je viens de lire concernant le drosophila suzukii, je pense que j’ai plutôt intérêt à tout enlever de mon jardin (groseilles, cassis, prunes, figues, fraises, framboises et mûres ) si les pièges ne suffisent pas… à moins qu’il y aurait une nouvelle trouvaille pour traiter depuis l’an dernier ?
    Merci de vos conseils
    Cordialement
    Laurence

    • Bonjour Laurence,

      Le ver de la framboise est souvent une petite larve de coléoptère qui fait bien des dégâts : framboises déformées, malades, framboises habitées par un petit asticot blanc…
      Ces petits vers blancs que vous avez dans les framboises du jardin sont l’œuvre d’un coléoptère (Byturus tomentosus) qui pond en avril dans les fleurs de framboisiers. La lutte peut se faire avec certaines plantes répulsives et le piégeage des adultes, comme vous pouvez trouvez sur de nombreux sites.

      La lutte peut se faire avec certaines plantes répulsives et le piégeage des adultes, comme vous pouvez trouvez sur de nombreux sites : http://www.gerbeaud.com/jardin/fiches/ver-de-la-framboise,1562.html

      Mais si c’est les larves de drosophiles, là, il vaut mieux mettre un filet anti-insecte. (c’est beaucoup plus grave)

  6. Bonjour,
    Et voilà ! je me demandais ce qui faisait pourrir mes fraises remontantes ( 4 saisons et mara des bois ) et j’ai trouvé !
    Sur les plus grosses fraises, j’avais vu un groupe de ces mouches marrons !!! ce que je ne savais pas, c’est qu’il y a les asticots à l’intérieur des fraise ! car, moi et mon petit fils de 3 ans, les avons mangées quand-même après les avoir lavées !!! j’espère que les larves sont détruites avec nos sucs gastriques !!!
    Je suis dégoûtée ! en effet les prunes, les pêches, les pommes, tout est attaqué !!!
    Les filets anti-insectes sont efficaces sur de jeunes et petits fruitiers… c’est comme ça que j’ai quand-même réussi à manger des cerises , mais quand il sera plus grand, impossible de mettre un filet !
    Quand aux fraises et framboises si on met un filet il n’y a plus de pollinisation !!!
    Je suis farouchement contre le chimique mais là , vraiment, au naturel, je suis démuni contre ces saletés de mouches. Quoiqu’il en soit, je préfère me passer de fruits que d’en consommer bourrés d’insecticides qui sont des bombes à retardement pour notre organisme !

    • Bonjour,

      C’est vrai que c’est très décevant et démoralisant de voir ces ravageurs dans nos fruits. Mais les filets sont notre seule solution, pour protéger naturellement nos fruits efficacement contre le drosophile. Mais tu as bien raison, ce n’est pas possible avec les grands arbres. C’est bien pour cela que j’ai remplacé mes demi-tiges par des basse-tiges, pour pouvoir mettre un filet.*

      Cordialement

      Serge

  7. si on mange des fruit contenant quelques une de ces larves,
    c’est grave docteur ?
    pas de maladie à prevoir ?

    Je pose la question ca j’ai cueillie des mûres, j’en ai fait une salade de fruit, et une fois avoir bien mangé (c’etait plutot bon) j’ai remarqué que dans le recipiant de la récolte, il y avais quelques une de ces larves…
    bon, ca me remplie pas de joie de me dire que j’en ai probablement ingeré, mais si c’est grave alors ça crain

  8. Bonjour (Bravo pour votre site et votre Passion fruitière et au service de la Nature), ayant un vénérable chateignier vivant dans un bois à proximité d’un verger cultivé ou, une importante colonie d’abeilles apifera ont fait leurs nids dans plusieurs trous de cet arbre depuis de très nombreuses années: je me suis aperçu le moi dernier et pour la première fois, que des de frelons noirs à pâtes jaunes d’Asie (Vespa velutina ssp nigrithorax) venaient attaqués et prélever des abeilles, légèrement plus bas en décalés quelques uns de ses bestioles semblaient se positionnés sur un ancien trou, qui doit je suppose être relié à ceux des abeilles !. Comment faire pour sauver ses colonies d’abeilles (aucuns apiculteurs ne souhaitent les capturer vivantes !?) j’ai regardé tout autour dans un rayon de 2 kms, il semble ne pas y avoir de nids de frelons asiatiques et j’ai bien peur que les velutina fasse leurs nids juste en dessous de ceux des abeilles, pour nourrir les reines fondatrices comme garde-manger pour le printemps suivant ! boucher cet orifice en période de gels/neige (s’il y a !) semble risqué, d’autant qu’il doit communiquer d’avec les nids d’abeilles positionnés à proximité ! faire abattre cet arbre imposant serait un crêve-coeur et serait dangereux également (selon des Scientifiques la propolis et cire fabriqués par les abeilles peuvent soigner des arbres à demi-mort, ce qui est le cas pour cet arbre !) faire un feux léger pour les asphyxiés ou tenter de les empoisonner serait également très dangereux ! ; une autre espèce de frelons asiatiques, de taille du frelon commun, Vespa orientalis (très présents en Afrique du Nord et Turquie, en Grèce, Balkans, Sicile, Italie) et, aux vues des températures se réchauffant et étés extrêmement plus chauds, auraient été déjà parfois observés entre Menton et Orange, sans pour autant être confirmés scientifiquement…mais, une fois confirmés et mesures de prises, il est souvent trop tard !? j’ai entendus que certains petits oiseaux et une éspéces de rapace, étaient capables de dévorer ses frelons (mésanges, pies dont grièches, freux, gué-pieds d’europe, gypaétes, balbuzards) si, vrais et efficaces comment les attirer naturellement ? en gros comment sauver ses abeilles sans risquer de se faire piquer et, sans abattre cet arbre centenaire ?! auriez-vous la bonne solution ?!

    • Bonjour,

      Malheureusement, il n’y a pas beaucoup de solutions à ce problème. (pièges, filet, poules, enlever le nid,..) Peut-être un autre lecteur à la solution, pour sauver ces abeilles.

      Cordialement

      Serge

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